Le printemps arrive… Les sentiments se réveillent…

16 mars 2010

Mes 4 chansons préférées de Zita Swoon ” Camera concert”Elles ont une certaine légèreté mais toujours avec la finesse et la profondeur de l’art!Textes et vibrations qui portent en harmonie les sentiments et les états d’âme pas évidents.Ceux que l’on ne peut pas toujours contrôler mais qu’il nous faut pourtant accepter puisque qu’ils ont toujours quelque chose à nous apprendre….02-intrigue.mp3                      04-de-quoi-a-besoin-lamour.mp3                      07-song-for-a-dead-singer.mp3                       zita-swoon

Marco

26 janvier 2010

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Lundi 25 Janvier 2010  22h 20 environ.

 

Je rentrais tardivement d’une répétition de danse. Comme d’habitude quand je reviens des cours de Ménaka, je descendais seule la rue de Rome d’un pas rapide pour vite rentrer chez moi retrouver mon petit cocon douillet. 

Un jeune garçon souriant entre 20 et 25 ans m’a alors abordée, et s’est mis à marcher à ma hauteur  «  Bonsoir ! Je peux marcher un moment avec vous ? J’ai du temps ! »  Il était habillé comme un jeune de son âge, plutôt cool et décontracté, avec un petit bonnet sur la tête. Il avait le regard clair et une belle spontanéité dans la voix. Il m’a plu et je lui ai répondu«  Oui… d’accord ….Je vais jusqu’à la gare Saint Lazare » .

Tout en gardant le rythme de mes pas,  il a enchainé :

 

 -Vous vous appelez comment ?

-Claire et toi ?

-Marco… Vous faites quoi ?

-Hum…Je suis une artiste.

-Ah ouais ! Moi aussi je suis un peu artiste !… Vous habitez encore chez vos parents ?

-Heu… Là, c’est un peu indiscret comme question.

-Ah oui pardon… Ouais c’est sûr … Le mec tout de suite…

-J’ai un enfant.

-Ah  … Désolé…

-Non  tout va bien, ne soit pas désolé.

-Vous êtes mariée ?

-Non.

 -Et le père ?

-Je ne suis plus avec lui.

-Désolé…

-Mais non, c’est pas grave … c’est la vie.

-Et vous êtes artiste dans quoi ?

-Le cinéma.

-Moi j’aimerais bien être acteur !

-Je ne te le conseille pas .J’ai essayé et c’est pas très équilibrant comme métier.

-Ah bon…Tu vas où là ?

-A la gare, je prends le train.

-Pour aller où ?

-A Vaucresson… Et toi tu vas où ?

-Pour l’instant… je ne sais pas trop…. Je peux t’accompagner dans le train, après je reprendrai un autre train pour revenir…

- Si tu veux, mais tu vas galérer pour revenir, il y a des trains toutes les demi-heures….Tu vies dans la rue ?

-Pourquoi … ça se voit tant que ça …J’ai l’air paumé ?

-Non pas du tout !… ça ne se voit pas physiquement, mais c’est ce que tu m’as dit… Tu es prêt à prendre le train avec moi… Je ne peux pas t’accueillir chez moi… Je préfère te le dire tout de suite, comme ça tu ne te fais pas d’idée…

-Ok….Je comprend… Tu ne me connais pas… Tu fais quoi dans le cinéma ?

 -Je co-écrit un scénario……

-Il n’y aurait pas un rôle pour moi ?

-Euh…Pour l’instant non… Tu t’appelles comment déjà ?

 

Et là, il a perdu son sourire, son visage s’est fermé brusquement. Il semblait presque sur la défensive.

-Pourquoi tu veux le savoir ?

-Tu me l’as dit tout à l’heure mais je ne me souviens plus.

-Marco.

 -Je vais te donner un peu d’argent quand on arrivera à la gare …

-Merci, je veux bien… Je te fais pitié …

-Mais non pas du tout ! Tu ne fais pas pitié, mais tu es tout jeune et c’est dur d’être tout seul dans la rue…

 -Il a quel âge ton fils ?

-Huit ans.

-Je me souviens à huit ans… Je n’avais pas tous ces problèmes à huit ans…

- Quand on sort du monde de l’enfance, on se rend compte de la réalité des choses, c’est dur……

-Ouais la société est pourrie… Moi je ne veux pas de cette société de merde…

-Je sais… Ce monde est difficile… Mais, où sont tes parents ?

-C’est compliqué…Je ne veux pas en parler…

-Mais la famille c’est important… Il ne faut pas que tu sois entrainé dans la spirale infernale de la rue…

-Tu pourrais me …

-Oui bien sûr ! Je vais te donner ce que j’ai dans mon porte monnaie.

-Tu es gentille… Je te fais pitié…

-Mais non, J’ai juste envie de faire quelque chose pour t’aider… C’est pas grand chose …

 

J’ai ouvert mon porte monnaie et il y avait moins que ce que j’aurais voulu lui donner.

J’ai tout versé dans sa main en m’excusant. Il y avait trois pièces de deux euros et une pièce de 1 euros je crois… Mais il a écarquillé des yeux pleins de gratitude.

« Mais non, c’est beaucoup….Oh…Il y a que des grosses pièces … Merci ! »

Il m’a embrassé sur les deux joues, il m’a fixé avec son regard clair et un peu rougi.

« Tu me donnes beaucoup Claire …  Il est à quelle heure ton train ? »

-Il est dans un quart d’heure.

-Tu veux pas qu’on marche jusqu’au bout du quai, je voudrais aller au  Quick, j’ai super faim.

Et là,  j’ai réalisé, que son  beau visage émacié et son allure élancée, trahissaient qu’il ne devait pas manger à sa faim depuis longtemps.

J’aurais voulu l’aider d’avantage, mais je ne savais pas comment.

 Je lui ai demandé s’il ne connaissait pas quelqu’un  à Paris qui  pourrait l’héberger pour la nuit. Il m’a dit qu’il ne connaissait pratiquement plus personne, qu’il dormait deux jours par semaine chez un pote et que sinon c’était les cages d’escaliers…

J’ai appelé un ami qui aurait pu le dépanner et surtout le comprendre, car lui même avait connu ce genre de galère. Mais cet ami était malade et pas chaud pour le recueillir… Il l’avait déjà fait pour d’autres jeunes SDF, et cela ne s’était pas bien passé… De toutes façons ce n’était peut-être pas une très bonne idée… Marco était quand même touché par mon malheureux essai et il me dit encore que j’étais gentille. Ne sachant pas quoi faire et limitée par l’horaire de mon train, j’ai continué à le questionner un peu.

Il m’a  finalement appris qu’il était parisien et qu’il était dans la rue depuis mars 2008 ou 2009, avec le bruit des trains je n’ai pas bien tendu. J’ai compris que sa mère était un sujet très douloureux et que son frère en avait eu assez de le prendre en charge.

 

Au bout du quai, il fallait que je revienne vers mon train et il m’a demandé avec beaucoup de délicatesse s’il pouvait me réembrasser pour  me dire au revoir. Il sentait bon un parfum que je connaissais,  et sa joue était douce. Il m’a regardé avec sincérité.

-Tu es gentille… Je souhaite  vraiment que tu fasses tout ce que tu désires dans la vie.

-Merci … Je penserai à toi Marco.

-Tu es croyante ?

-Oui.

-Alors prie pour qu’il ne m’arrive rien ce soir.

 

Je lui frottais chaleureusement le dos.

-Oui… Au revoir mon grand…

 

Et puis nous sommes partis chacun de notre côté. Moi me demandant comment faire pour aider vraiment un jeune comme lui. Est ce qu’il existe des structures qui permettent une vraie réinsertion? Comment être vraiment efficace une prochaine fois ?  

 

Ce matin je me réveille et la température a chuté… J’ai un pincement au cœur en pensant à Marco. Il fait un froid dangereux pour ceux qui comme lui n’ont pas de foyer….

 

Je prie pour toi Marco ! Quoi que tu aies fait, ou pas fait , tu ne mérites pas d’être dans la galère de la rue. Tu me disais que j’étais gentille, mais toi aussi tu as beaucoup de bonté en toi, même si tu es un peu perdu aujourd’hui. Je l’ai  été  si souvent moi aussi…

 

Si vous le rencontrer vous aussi, appelez-moi ! Je voudrais avoir de ses nouvelles… Et  partager avec lui encore un peu de temps et d’humanité.

 

 

 

 

Lettre à mes amis

24 décembre 2009

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Mes  chers amis

En cette fin d’année qui annonce toujours le début d’autre chose

J’ai encore un peu grandi

Je ne me sens pas vraiment adulte mais toujours en devenir

Je ne sais jamais, au grand jamais, de quoi sera fait mon avenir

 Je vis avec ce qui m’a été donné

A l’écoute de mon cœur qui me guide chaque jour dans mes actes

 

Je suis heureuse de vous connaître tous

De partager avec chacun de vous une amitié unique

Propre à ce que nous sommes dans ce monde ici et maintenant

Mais surtout à ce que nous sommes intérieurement

Il y a tant de différentes façons d’aimer, de se sentir attacher à un autre être

Il y  a ceux avec qui je parle souvent, avec qui je partage des repas, des moments de vie

Il y a ceux que je vois moins souvent mais toujours intensément

Il y a ceux que je ne vois presque jamais

Ou que je n’ai peut-être rencontré qu’une seule fois

Pourtant la connexion est là au delà de l’espace temps, au delà des raisonnements

Il y a ceux avec qui je partage cette soif d’absolu

Et il y a ceux avec qui je suis en création !

Pour moi la plus grande richesse qui nous est donnée de partager dans le monde matériel

La construction d’une œuvre qui apportera son message de beauté et de vérité…

 

 

 Voilà mes amis !

Aujourd’hui je communique avec vous, avec des mots, un ordinateur, des ondes

Mais aujourd’hui pour vous souhaiter la nouvelle année, c’est le cœur qui parle avant tout !

Et moi qui crois à l’éternité, je garde précieusement chacun de vous dans mes prières

 

Je vous embrasse

 

Claire

 

 

Au bout du chemin

30 août 2009

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Pensée….

23 juillet 2009

regards05.jpg  Un grand musicien et poète, qui me bouleverse profondément….Ses mots magnifiques et forts ….Sa sensibilité…. Son regard violent et cru sur le monde, que je ressens comme une vérité qui crie aussi en moi. Il est sans concession dans une société où l’on vous demande constamment de jouer un rôle….S’il n’est pas compris, c’est que sa position est ambiguë, s’exprimant par son art publiquement et étant reconnu comme une personnalité. Mais on s’attendait à ce qu’il ai le comportement habituel de ceux qui veulent réussir… Il a choisi la liberté de l’esprit, quitte à en payer le prix, il dénonce et cherche les moyens pour échapper à toute restriction d’expression. Il énerve tout ceux qui ont fini par se résigner .Et emprunt de sa liberté intérieure, il ose exprimer ce qu’il ressent, sans concession ! Son âme est en quête de vérité! Comme un adolescent oscillant entre le bien et le mal, pour avoir pleinement conscience de tout ce qu’il touche….Il n’y a pas de tabou, ni de non dit….Il fait du bien et il fait du mal, mais il est… Lui même…..Faut-il aller jusqu’au bout de ses limites?…. Pour savoir….. Ressentir le beau dans toutes ses formes…. céleste…. Déchue…. Recherche d’absolue!…

 

 

Complètement envoûtée par ‘TWILIGHT’

7 février 2009

12-bellas-lullaby.mp3  Mon cœur d’éternelle adolescente est  profondément ému par l’intensité des émotions qui se dégage de cette alchimie cinématographique, au combien réussie !…. A l’image de la jeune Bella, magnifiée dans son humanité par l’amour de cet être à la beauté et aux pouvoirs extraordinaires, les imperfections de ce film ont leurs raisons d’être, qui donnent du relief à ce qui est beau et vrai.

Bien sure je suis troublée, et je me demande comment un film peut me faire croire à l’amour. 

Je me suis tournée vers les livres que j’ai dévoré, avide, en quelques jours…

Quelle est cette soif  qui a été réveillée en moi ?  L’histoire de cette attraction irrésistible d’une jeune fille sensible et normale pour ce vampire angélique et dangereux, oscillant entre sa fascination pour elle et la soif de sang qu’elle lui inspire…

L’aspiration à un amour plus fort que nos démons intérieurs,  plus fort que le quotidien, et qui tienne ses promesses d’élever nos âmes et nos corps vers les cimes des arbres les plus hauts, au sommet des plus hautes montagnes, afin de ne former qu’un en esprit, en contemplation et en communion avec la nature pure…  

Un amour qui nous anime comme la vie qui circule dans nos veines,  nous révélant à nous même dans ce que nous avons d’unique et d’absolue, vibrant toujours plus de cette énergie de vérité qui nous met en joie et ne nous permet pas de douter…